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L'ENDURANCE
L'endurance est la capacité à utiliser un pourcentage élevé de
votre VO2max sur des distances longues. La perte partielle résulte de
la baisse des réserves de glycogène d'une part, et de l'aptitude à
utiliser les acides gras d'autre part.
Il y a donc 2 types d'endurance:
1)- L'endurance "Glycogène" qui est proportionnelle aux
stocks de glycogène constitués.
2)- L'endurance "pure" qui est la capacité à brûler
efficacement les graisses.
La somme: endurance "Glycogène" + endurance "Pure"
étant l'endurance "Globale"
Le déficit en glycogène est nul pour les distances inférieures à
3000m. Au dessus il intervient comme facteur limitant de la performance,
surtout pour les distances comprises entre 20 et 42km, où il peut
survenir un épuisement complet; (mur du 30ème km). Au-delà du
marathon son importance diminue, et ce, au profit de l'endurance
"Pure".
L'importance de l'endurance "Pure" se manifeste au-delà de
3000 m et ne cesse d'augmenter progressivement jusqu'à 100 km et plus.
FACTEUR DE DEFICIT EN GLYCOGENE
Plus sa valeur est basse, meilleur sera votre rendement sur les
distances à dominante glycogénique. Les spécialistes du marathon
descendent à des valeurs inférieures à 0.19 ml/km (0.3 ml/mile) , les
marathoniens occasionnels à 0.25 ml/km (0.4ml/mile), les coureurs de
10000 et 5000m peuvent se contenter de 0.31 à 0.37 ml/km (0.5 à 0.6
ml/mile).
La capacité à accroître ses réserves de glycogène peut être améliorée
par l'entraînement: sorties longues de + de 2 heures, dont une part
courue en endurance active, et en interval-training par des séries de 3
à 4 x 2000 à 4000m.
VITESSE MAXIMALE DE BASE
C'est la vitesse maximale à laquelle vous pouvez courir sur une
distance très courte (sprint). Plus la distance de compétition est
longue, moins elle sera un facteur important.
Elle participe à 20% de la performance sur 800 m, 4% sur 10000 m, 2%
sur marathon.
La vitesse maximale peut être améliorée par l'entraînement: séries
de 40m à 150 m courues à intensité maximale avec récupération
longue entre les séries.
VOS CARACTÉRISTIQUES
PHYSIQUES: Votre rapport poids/taille est conditionné par votre teneur en
graisse et l'importance de votre stature. On comprendra l'avantage que
représente pour un coureur de fond le fait d'avoir un squelette mince
et surtout un minimum de graisse.
Indice de stature: 0=très large, 1=large, 2=moyenne, 3=mince, 4=très
mince.
Rapport poids/taille:
Population sédentaire : Hommes:-5 , Femmes:-6
Coureurs de haut niveau: Hommes:-14, Femmes:-12
Pourcentage de graisse:
Population sédentaire : Hommes:15%, Femmes:19%
Coureurs de haut niveau:Hommes:6% , Femmes:13%
Il est tout à fait possible, par une alimentation équilibrée et un
entraînement bien conduit de réduire (si cela n'est déjà fait) votre
taux de graisse à 8% si vous êtes un homme, et 15% si vous êtes une
femme.
VOTRE ENTRAINEMENT
LE NOMBRE DE KM/SEMAINE préconisé tient compte
de vos capacités, de votre niveau de performance et de la distance préparée.
Le calcul effectue une moyenne sur une année en fonction des différentes
périodes de progression, de récupération et de maintien que constitue
la préparation à un ou plusieurs objectifs annuels.
LE NOMBRE DE KM/SEMAINE MAXIMUM est celui
atteint pendant la phase intensive de la période de préparation à une
compétition. Il ne doit pas être dépassé, ni prolongé au delà de 3
semaines (risque de fatigue excessive et blessures).
VOTRE ALLURE EN ENDURANCE FONDAMENTALE se situe
entre 60 et 70% de votre VO2max. L'allure en endurance fondamentale
constitue la base de tout entraînement de fond et demi-fond. Elle doit
y garder une place prépondérante (70% à 85% du nombre de km/semaine).
Elle participe à l'amélioration générale de l'endurance. Les séances
en endurance fondamentale s'insèrent entre les séances plus spécifiques
et constituent les phases d'échauffement et de retour au calme des séances
intensives.
VOTRE ALLURE EN ENDURANCE ACTIVE
se situe dans
la fourchette 70% de votre VO2max et jusqu'au seuil aérobie. Courir à
cette allure contribue à l'amélioration de l'endurance
"globale", insérée dans une séance longue, elle améliore
l'endurance "Glycogène": entraînement par séances de 20' à
1 heure en continu, ou entrecoupées de pauses de quelques minutes.
* Attention!: Endurance fondamentale et endurance active sont des
allures d'entraînement, alors qu'endurance "glycogène" et
endurance "globale" sont des termes d'aptitudes physiologique
décrites dans l'article:
Un
nouveau concept d'endurance.
VOTRE ALLURE AU SEUIL AEROBIE se situe à la
limite entre l'endurance et la résistance. Courir à cette allure
conduit à l'amélioration conjuguée de l'endurance et de VO2max. De
plus, cette allure proche de l'allure de compétition (marathon) peut être
maintenue pendant une durée relativement longue, elle conditionne alors
le système respiratoire, cardiaque et musculaire à la compétition.
ENDURANCE INTERMITTENTE, CAPACITE AEROBIE
L'entraînement en
endurance intermittente consiste à effectuer des séries de fractions
relativement longues (1500 à 5000m) à des allures proches du seuil aérobie.
A noter que les allures préconisées en fin de cycle sont plus rapides
que les allures en début de cycle car le niveau du seuil aérobie s'est
amélioré durant cette période.
La distance de fractionné sera choisie en fonction de la distance de la
compétition préparée.
VITESSE MAXIMALE AEROBIE (vma)
Le travail en vma vise à améliorer
la consommation maximale d'oxygène. Il consiste à effectuer des répétitions
de 200 à 1000m avec des temps de repos inférieurs à ceux de l'effort
et calculés de façon à ne permettre qu'une récupération semi-complète.
CAPACITE ANAEROBIE LACTIQUE (cal)
Les séances cal s'adressent aux
coureurs de demi-fond et de fond court (800 à 10000m). Elles ont pour
but de développer la capacité à prolonger un effort dont l'intensité
se situe dans la zone infra-maximale.
Elles sont courues à une vitesse supérieure à la vma et bénéficient
de temps de récupération plus longs.
De même que pour le seuil, la capacité anaérobie lactique s'améliorant
au fil des semaines, les séances en cal phase II seront courues plus
vite que les séances en phase I (La phase II suit la phase I pendant la
période de progression et la période intensive de la préparation à
une compétition cible.
PUISSANCE ANAEROBIE LACTIQUE
(pal) Comme la cal, la puissance anaérobie
lactique s'adresse aux coureurs de 800 10000m. Elle se révèle inutile
aux coureurs sur route, semi-marathoniens et marathoniens.
La séance pal est très éprouvante car elle se court au maximum de ses
possibilités, sur des distances relativement courtes, et de ce fait développe
la tolérance à l'acide lactique et conduit l'athlète à en produire
moins lors d'efforts maximaux.
Les séances pal précèdent les séances cal dans la phase de préparation
d'un plan d'entraînement.
VITESSE
Le travail de vitesse développe les qualités explosives
de l'athlète et améliore sa coordination et le rendement de sa foulée.
De courte durée, il n'occasionne pas de montée de la lactatémie et
peut donc être programmé à n'importe quel moment y compris la veille
des compétitions.
Il s'adresse à tous les coureurs de fond et demi-fond, mais à des
dosages différents.
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